• comment-vas-tu
    Commentaires 2

    Comment vas-tu ?

    Comment vas-tu Cynthia ?

    Ensuite, je réponds avec le meilleur sourire pour cacher ma tristesse. Je vais bien.

    De plus, en plus, je réalise que nous mentons plus facilement qu’on l’imagine. Je me souviens du masque que j’utilisais quand j’étais dépressive pour répondre à cette même question et donner cette éventuelle réponse. Je vais bien. Je suis sûr que bien des gens utilisent ce masque pour ne pas déranger ou tout simplement pour ne pas voir la réaction de l’interviewer. Serait-il aussi réceptif avec une réponse crue?

    Par exemple, j’ai mal partout mes analgésiques ne me soulagent pas. J’ai mal dormi parce que j’avais des crampes aux jambes. J’ai pleuré toute la nuit à cause de mon découragement et j’en passe. Je ne serai pas étonnée de laisser cette phrase avec trois petits points et vous pourrez mettre des mots pour transmettre le cri de votre âme. Je ne suis pas négative. Je n’essaye pas d’être pessimiste. Je veux être honnête et authentique. D’écrire avec des mots l’état de mon coeur. Cette page est le miroir de ma souffrance. Vous vous sentez mal à l’aise. Moi aussi, je suis inconfortable. Cette fois-ci, je réponds correctement à cette question si simple et si banale. Cette question anodine qu’on pose sans vraiment comprendre la portée de nos mots. Comment vas-tu? Malgré tout, je ne suis pas satisfaite. Il manque une autre partie à ma réponse. Facilement, on rajoute une réponse telle que grâce à Dieu. Je trouve ça cliché ou usé faute d’usage excessif. Il devient facile à dire sans comprendre l’essence de ces mots. Grâce À Dieu Pourtant , elle a son importance. Dans toutes nos situations de vie, il faut rendre gloire à Dieu. Il me donne la chance de vivre un jour de plus. Il m’a entouré de personnes exceptionnelles qui m’aiment et me soutiennent. J’ai un toit pour dormir et je mange à ma faim. Je vis dans un pays où le système de santé est gratuit. J’ai une équipe de professionnels de la santé qui m’accompagnent durant ma réadaptation. Je n’utilise plus mon fauteuil roulant pour circuler. Ma manchette est chose du passé. Je dois m’arrêter pour reprendre mon souffle lorsque je me déplace, mais le pire est en arrière. Tout ça, c’est grâce à Dieu. Maintenant, je pense que ma réponse est complète. Quoi qu’il arrive, vous avez le droit de dire comment vous vous sentez ou parler de vos émotions à une personne de confiance. En faisant cette réflexion, je voulais vous rappeler de ne pas vous attarder sur le négatif. Commémorez vos victoires, soyez reconnaissant et sachez que vous êtes aimé de Dieu. Le chemin peut être rocailleux et douloureux. La solitude semble être notre seule amie, soyez honnêtes et demandez de l’aide. Vous serez étonnés de voir combien de personnes vont répondre à votre cri d’alerte. Cette petite réflexion est là pour vous dire que je vous écoute. On peut discuter. Laissez-moi un message. Je vais me faire un plaisir de répondre.

    Alors, comment, vas-tu?

2 Comments

  1. Ludivine dit : 12 octobre 2016 à 16 h 18 minRépondre

    Merci pour ta sincérité Cynthia et je suis contente de lire que le pire est en arrière <3

    • messagher dit : 15 octobre 2016 à 11 h 37 minRépondre

      Ça fait plaisir. C’est toute une leçon de vie. J’espère édifier des personnes dans la même situation que moi. Avec Dieu, on avance et il ne faut pas oublier le but de notre course.

Laissez nous un commentaire